On vient souvent à la montagne pour ses sommets, ses alpages ou ses panoramas. Pourtant, dans les vallées de Valmorel et d’Aigueblanche, c’est parfois l’eau qui vole la vedette. Cascades spectaculaires, torrents impétueux, lacs d’altitude, zones humides préservées ou eaux thermales… Découvrez quelques-unes des expériences les plus rafraîchissantes de l’été.
Dès les premiers kilomètres de marche, le ton est donné. Au départ du hameau du Mottet, la Boucle des Cascades conduit les randonneurs au cœur de la vallée du Morel.
Sur ce parcours de 8,3 kilomètres, les sentiers alternent entre forêts et alpages jusqu’à révéler l’un des joyaux naturels du secteur : la cascade du Morel et ses impressionnants 80 mètres de hauteur.
Au sommet de l’itinéraire, le regard porte jusqu’au Mont-Blanc tandis que le grondement de l’eau accompagne les marcheurs tout au long de l’ascension. Mais l’eau ne se contemple pas seulement. Elle se vit aussi.
Des torrents sauvages aux lacs suspendus
Dans la vallée de Celliers, les amateurs de sensations fortes trouvent leur terrain de jeu dans les canyons de l’Eau Rousse et de Pussy. Sauts, descentes en rappel, vasques naturelles et passages sculptés par les torrents offrent une manière radicalement différente de découvrir la montagne.
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Les débutants peuvent s’initier dans les secteurs les plus accessibles tandis que les pratiquants expérimentés trouvent ici certains des parcours les plus réputés du territoire.
Pour ceux qui préfèrent ralentir le rythme, direction le plan d’eau de Malatrai. Accessible en une heure de marche depuis Valmorel, ou en quelques minutes grâce à la télécabine de Pierrafort suivie d’une courte balade, ce lac d’altitude semble suspendu entre ciel et montagne.
Face au Mont-Blanc, au massif de la Lauzière et aux reliefs du Morel, le temps paraît s’arrêter. Quelques courageux s’y aventurent pour une baignade, mais la plupart viennent surtout profiter du silence et de la vue.
Plus bas dans la vallée, le sentier du Morel propose une autre immersion. Ici, les marcheurs progressent au rythme des cascades. Plus de soixante chutes d’eau ponctuent cette promenade ombragée qui raconte aussi l’histoire de ce torrent autrefois redouté par les habitants de la vallée.
Quand l’eau raconte l’histoire de la montagne
L’eau a façonné les paysages, mais aussi la vie des hommes. À Nâves, le sentier des Moulins permet de remonter le temps. Au fil du parcours apparaissent les vestiges des installations qui utilisaient autrefois la force des torrents pour moudre le grain, scier le bois ou irriguer les cultures. Une promenade qui rappelle combien cette ressource était essentielle dans la vie quotidienne des villages de montagne.
Quelques kilomètres plus loin, le sentier pédagogique « Lulu la Libellule » invite à découvrir les zones humides d’altitude. Accessible aux familles, cette boucle révèle un univers souvent méconnu où grenouilles, libellules et petits reptiles trouvent refuge. Une manière ludique de comprendre le rôle fondamental de ces milieux fragiles dans l’équilibre des écosystèmes alpins.
Pour prolonger l’expérience, certains choisissent même de se laisser guider par les eaux thermales de La Léchère. À quelques minutes de Valmorel, les Thermes proposent des mini-cures de trois à six jours associant soins, récupération physique et bien-être. Une autre façon de profiter des vertus de l’eau, cette fois tournée vers la détente et la remise en forme.
