Perché à 2 188 mètres d’altitude entre la France et l’Italie, le col du Petit-Saint-Bernard s’impose comme l’un des sites à redécouvrir cet été 2026 en Haute Tarentaise. Longtemps simple lieu de passage, ce plateau d’altitude se transforme en destination à part entière, mêlant patrimoine, nature et expériences immersives, accessible de juin à septembre.
Quand on arrive au col, le paysage s’ouvre d’un coup. Les lignes douces des alpages contrastent avec les vestiges de pierre qui racontent des siècles de traversées. Sur ces cimes, on ne fait plus que passer. On s’arrête, parfois plusieurs jours, pour explorer un territoire à part.
Dormir et vivre au rythme de l’hospice
Au cœur du site, l’Hospice du Petit-Saint-Bernard structure la vie du col. De juin à mi-octobre, Sophie y accueille les visiteurs dans la continuité d’une tradition ancienne.

L’endroit fonctionne comme un refuge ouvert à tous. On peut y déjeuner, y passer la nuit en chambre ou en dortoir, mais aussi en apprendre davantage sur l’histoire du passage entre Tarentaise et Val d’Aoste. Les visites guidées, proposées chaque lundi d’été, remontent le fil du temps. Moines, pèlerins et militaires s’invitent dans le récit, jusqu’à la terrasse qui domine la frontière.
La demi-pension varie de 60 à 124 euros selon la formule. Une manière de prolonger l’expérience dans un lieu où l’hospitalité reste au centre.
Une montagne à explorer autrement
Autour du col, les activités prennent un autre rythme. Les enfants participent à des ateliers autour de la flore alpine, en mobilisant les sens pour comprendre leur environnement. Observer, toucher, sentir, écouter. L’approche se veut simple et pédagogique, avec des groupes limités à douze participants.

Un peu plus loin, le jardin alpin de La Chanousia poursuit ce travail de transmission. Créé à la fin du XIXe siècle, il rassemble aujourd’hui près de 1 200 espèces de plantes de montagne sur 10 000 m². À plus de 2 100 mètres d’altitude, le site reste soumis à des conditions climatiques exigeantes. La neige y tient parfois jusqu’à la mi-juillet.
D’autres propositions s’adressent à un public en quête d’expériences plus sensibles. L’artiste Natacha Rottier investit le col avec une installation autour du solstice d’été. Chaque semaine, elle guide des balades où se mêlent respiration, observation et création artistique.
Un rendez-vous pour goûter le territoire
Le 5 septembre, le col change d’ambiance avec l’événement « A Tavola ! ». Une journée dédiée aux saveurs locales, organisée entre France et Italie. Les visiteurs circulent entre stands, dégustations et balades thématiques.
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On y découvre des produits de Haute Tarentaise et du Val d’Aoste, dans une approche qui dépasse la simple dégustation. L’objectif reste de raconter un territoire à travers sa cuisine, ses traditions et ses échanges. Gratuit et ouvert à tous, l’événement attire autant les habitants que les visiteurs de passage. Il prolonge cette idée d’un col qui n’est plus seulement une frontière, mais un lieu de rencontre.
