Le 6 septembre prochain, la Haute Tarentaise lancera la première édition de « La Bernardette », une nouvelle montée cyclo reliant Séez au col du Petit Saint-Bernard.
Il y a les cols mythiques que l’on gravit pour le chrono. Et puis il y a ceux que l’on grimpe pour le plaisir du voyage.
Avec « La Bernardette », la Haute Tarentaise a choisi la seconde option. Le dimanche 6 septembre 2026, les cyclistes prendront le départ depuis Séez pour rejoindre le col du Petit Saint-Bernard, à 2 188 mètres d’altitude, sur une route exceptionnellement fermée à la circulation automobile.

Au programme : 24 kilomètres d’ascension et 1 285 mètres de dénivelé positif au cœur de l’un des plus beaux paysages de Haute Tarentaise.
Mais ici, aucun classement n’est prévu. Pas de podium non plus. Chacun grimpera à son rythme, avec pour seul adversaire la pente et, surtout, lui-même.
Un col chargé de 2000 ans d’histoire
Car le Petit Saint-Bernard n’est pas un col comme les autres. Bien avant les cyclistes, il voyait déjà passer marchands, pèlerins, armées et voyageurs reliant la Tarentaise au Val d’Aoste.
Situé à la frontière entre la France et l’Italie, ce passage alpin constitue depuis l’Antiquité l’une des grandes portes de franchissement des Alpes.
Aujourd’hui encore, son ascension conserve quelque chose de particulier. La route serpente progressivement au-dessus de la vallée, traverse les hameaux d’altitude et gagne peu à peu les grands espaces qui caractérisent le versant du col.
Avec une pente moyenne de 4,5 %, l’ascension reste accessible à de nombreux pratiquants, bien loin de certains monstres sacrés du cyclisme alpin.
La Haute Tarentaise, terre de vélo ?
Avec cette première édition, le territoire poursuit également sa stratégie autour du cyclisme.
Après le développement des itinéraires gravel, du VTT à assistance électrique et des grandes boucles cyclables de vallée, la création de « La Bernardette » vient compléter une offre déjà particulièrement riche pour les amateurs de deux-roues.
Le choix du Petit Saint-Bernard n’a rien d’anodin. Moins médiatisé que certains géants du Tour de France, il possède pourtant tous les ingrédients recherchés par les passionnés : une longue montée régulière, des panoramas spectaculaires et une véritable dimension patrimoniale.
Assez pour vous convaincre de prendre le départ, le 6 septembre prochain ?
