Après près de six ans passés à la tête de la station des Saisies, Olivier Reydellet débarque à La Rosière avec une ambition affichée : faire de la station de Haute Tarentaise une destination aussi vivante l’été que l’hiver. À peine ses cartons posés, il dévoile au Petit Montagnard ses premières orientations et le programme d’un été qui s’annonce dense.
En poste depuis début juin, Olivier Reydellet ne cache pas que beaucoup reste à construire. Mais la feuille de route, elle, est déjà claire : refonte des événements, montée en puissance du vélo et du trail, renforcement des liens transfrontaliers avec l’Italie voisine et communication repensée.
Le tout porté par une nouvelle équipe municipale, élue en mars, avec laquelle il se dit « très aligné. » Premier rendez-vous, à quelques jours de l’ouverture du bike park, prévue le 27 juin.
LE PETIT MONTAGNARD : Pouvez-vous nous retracer votre parcours ?
Olivier Reydellet : J’ai derrière moi une vingtaine d’années passées dans des groupes internationaux, à des postes de directeur commercial, dans les domaines de la formation, du recrutement et du conseil. J’ai ensuite accompagné, comme consultant, des acteurs économiques de la montagne : des sociétés de remontées mécaniques – la STGM à Tignes, la SEVABEL aux Menuires ou la STVI à Val d’Isère -, ainsi que plusieurs écoles du ski français.
« Une petite pépite de la Haute Tarentaise, avec une identité forte et une belle diversité d’activités. »
En décembre 2019, j’ai pris la direction de la station des Saisies, que j’ai dirigée pendant six ans. J’y ai déployé une stratégie axée sur la diversification, l’amélioration de l’expérience client et la création d’une nouvelle plateforme de marque. Cela s’est traduit par une hausse significative des nuitées et de la fréquentation globale.
Pourquoi avoir choisi La Rosière ?
Pour moi, c’est une petite pépite de la Haute Tarentaise, avec une identité forte et une belle diversité d’activités, aussi bien l’été que l’hiver, même s’il reste de nombreux projets à développer, notamment sur l’attractivité touristique estivale.

Ce qui a aussi pesé dans ma décision, c’est la rencontre avec les nouveaux élus de Montvalezan, qui ont pris la direction de la commune en mars. Ce sont de véritables entrepreneurs. Dès nos premiers échanges, nous nous sommes sentis très alignés sur le projet de développement et de rayonnement que nous voulons mener pour les années à venir.
Quel programme proposez-vous cet été ?
Le programme d’animations et d’événements est plutôt riche. Il y aura le Trail de La Rosière, et nous accueillons le Crazy Loop pendant trois jours. Nous organisons aussi une Bike Week, une semaine entièrement dédiée au vélo, ainsi qu’une semaine d’animations autour du bien-être. En point d’orgue, la traditionnelle fête des Clarines, début août, qui met à l’honneur la culture et le patrimoine du territoire.
« Les remontées mécaniques mettent en place une nouvelle activité de descente sur herbe. »
Et côté nouveautés ?
Le bike park ouvre le samedi 27 juin, et les remontées mécaniques mettent en place une nouvelle activité de descente sur herbe.
Quelle feuille de route vous fixez-vous pour les prochaines années ?
Mon ambition, c’est de créer une station aussi attractive l’été que l’hiver. Je veux aussi recréer du lien avec l’ensemble des socio-professionnels et les associer pleinement au projet de développement.
Sur quels leviers comptez-vous pour ce développement ?
Nous avons un enjeu fort autour de la clientèle internationale, que nous comptons continuer à développer. Et un travail important à mener sur le parcours client : rendre nos offres beaucoup plus lisibles et déployer des actions de fidélisation.
« Mettre la nature, le sport et la montagne au cœur de nos événements. »
Les élus souhaitent aussi revoir les événements. Dans quel esprit ?
Ils attendent une refonte de l’ensemble des rendez-vous, été comme hiver, pour créer des événements marqueurs, en phase avec l’identité de la station. Nous allons vraiment revisiter toute la programmation, en plaçant la nature, le sport et la montagne au cœur de nos événements.
Le vélo et le trail occuperont-ils une place de choix ?
Oui. Nous voulons rendre beaucoup plus lisible toute l’offre vélo – route, VTT, descente – ainsi que le trail. Et, en parallèle, valoriser le patrimoine culturel de la station.
« Promouvoir l’Espace San Bernardo comme un véritable atout international. »
Vous insistez sur l’Italie voisine. Pourquoi ?
C’est un vrai chantier : renforcer les liens avec l’Italie, développer des partenariats transfrontaliers, imaginer des événements franco-italiens. Je veux promouvoir l’Espace San Bernardo comme un véritable atout international, en valorisant les échanges culturels, gastronomiques et sportifs avec nos voisins.
Et la communication de la station ?
Nous allons la repenser, pour la rendre plus moderne, plus inspirante, plus émotionnelle et expérientielle. Tout cela est encore en construction.
