Du 15 décembre 2026 au 13 février 2027, le lac gelé de Tignes accueillera une installation artistique pour le moins inhabituelle. Baptisée « Ici commence l’océan », elle prendra place sous la glace, à 2 100 mètres d’altitude, avec des œuvres représentant plusieurs espèces emblématiques des mers froides. Un projet imaginé par la peintre Laurence Chilin avec l’explorateur polaire Alban Michon.
À Tignes, il faudra cet hiver regarder sous ses pieds. Le lac de la station va devenir le décor d’une exposition annoncée comme une première mondiale, à la frontière entre art, montagne et sensibilisation environnementale.
Pendant près de deux mois, des créations seront immergées sous la surface gelée. Ours polaire, béluga, cachalot, manchot empereur ou encore requin du Groenland prendront place dans ce décor naturel, au cœur de la station savoyarde.
Des œuvres immergées sous le lac gelé
Le projet, baptisé « Ici commence l’océan », est porté par l’artiste peintre Laurence Chilin, en collaboration avec Alban Michon, explorateur polaire habitué des environnements extrêmes.

Les animaux seront représentés sur des plaques de plexiglas immergées sous la glace. Grâce à la transparence du support et à la lumière filtrant à travers le lac, les créations doivent se fondre dans leur environnement et évoluer visuellement au gré des conditions.
L’idée dépasse la seule dimension esthétique. À travers ces silhouettes venues des océans froids, les deux porteurs du projet souhaitent créer un lien entre les glaciers alpins, l’eau et les écosystèmes marins.
L’exposition se poursuivra jusqu’à fin avril
La partie immergée sera visible du 15 décembre 2026 au 13 février 2027. À partir de cette date, le dispositif changera de forme.
Les œuvres rejoindront alors les abords du lac pour laisser place à un parcours pédagogique accessible à tous jusqu’au 30 avril 2027. Art, science et sensibilisation doivent s’y mêler pour expliquer les relations entre glaciers, cycle de l’eau et océans.
Avec cette installation, Tignes ajoute un rendez-vous culturel inédit à une saison déjà riche en nouveautés. Une manière aussi de rappeler que, même perchée à plus de 2 000 mètres, la montagne reste directement reliée aux grands équilibres de l’eau et du climat.
