Des Alpes du Nord aux Pyrénées, en passant par la Suisse, l’itinérance revient au cœur des pratiques estivales. À pied, à dos d’âne ou même en mobylette, plusieurs parcours permettent de découvrir la montagne autrement, entre grands treks, escapades familiales et expériences plus insolites.
Dans le massif de la Chartreuse, certains choisissent de ralentir le rythme. Autour du lac d’Aiguebelette ou du lac de Paladru, des circuits en mobylette permettent de parcourir une trentaine à une quarantaine de kilomètres sur des routes secondaires.
Les itinéraires traversent villages, points de vue et zones plus sauvages, avec des pauses prévues chez des producteurs locaux. Les engins, restaurés par des passionnés, imposent un rythme tranquille et offrent une autre lecture du paysage.
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À une autre échelle, le Grand Tour des Combins s’adresse à des marcheurs aguerris. Cet itinéraire de neuf jours relie cinq vallées entre Suisse et Italie, au pied d’un massif culminant à plus de 4 000 mètres.
Moins fréquenté que le tour du Mont-Blanc, il enchaîne cols, glaciers et refuges d’altitude, avec des passages proches des 3 000 mètres. Une plateforme dédiée permet d’adapter le parcours en fonction du niveau et du temps disponible.
Des itinérances accessibles et familiales
D’autres parcours misent sur l’accessibilité. À Valloire, la randonnée vers le lac des Cerces reste l’une des plus fréquentées en été. Depuis Plan Lachat, le sentier progresse en pente douce sur environ huit kilomètres aller-retour, avec un dénivelé de 450 mètres.
Le parcours traverse pâturages et zones rocheuses avant d’atteindre un lac d’altitude situé à 2 410 mètres. Une variante permet de relier plusieurs lacs en boucle pour les marcheurs plus expérimentés.

Dans les Hautes-Alpes, au départ d’Orcières, certains optent pour des séjours accompagnés d’ânes dans le Parc national des Écrins. Sur cinq à six jours, les participants avancent à pied tandis que l’animal porte les sacs.
Les étapes se font entre forêts, alpages et torrents, avec des nuits en gîte ou en bivouac. Les organisateurs évoquent un format adapté aux familles, avec des distances d’environ dix kilomètres par jour.
L’itinérance en refuge, entre Pyrénées et Écrins
Dans les Pyrénées, l’UCPA propose un séjour de quatre jours autour des lacs du Néouvielle au départ de Saint-Lary-Soulan. Le parcours s’effectue de refuge en refuge avec des dénivelés compris entre 300 et 750 mètres selon les journées. Une ascension facultative du Montpelat est proposée en fin de séjour.
Plus au nord, dans le Pays des Écrins, le tour des refuges en Vallouise s’organise sur quatre à cinq jours. Au départ du hameau d’Ailefroide, l’itinéraire relie plusieurs refuges emblématiques, dont ceux du Sélé et du Glacier Blanc.
Les étapes varient entre cinq et neuf kilomètres, avec des dénivelés pouvant dépasser 1 000 mètres. Le parcours reste accessible sans équipement technique spécifique, mais nécessite une bonne condition physique.
