Entre vélo de route et VTT, le gravel s’impose comme l’une des pratiques les plus dynamiques du moment. Le 9 août prochain, la Haute Tarentaise accueillera la première édition de l’Alpine Gravel, un nouvel événement pensé pour faire découvrir les paysages du territoire autrement.
Le départ sera donné depuis Séez, aux portes de Bourg-Saint-Maurice. Ce matin-là, plusieurs centaines de cyclistes s’élanceront sur des chemins que l’on emprunte habituellement à pied ou en VTT.
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Pour sa première édition, l’Alpine Gravel proposera trois formules. Une course chronométrée de 86 kilomètres et près de 3 000 mètres de dénivelé positif pour les plus sportifs, un parcours de 62 kilomètres et 1 900 mètres de dénivelé, ainsi qu’une version randonnée non chronométrée ouverte notamment aux vélos à assistance électrique.
« Le but, c’est vraiment de faire découvrir le secteur » explique Loïc Péché, organisateur de l’événement, dans Le Petit Montagnard. « Les paysages sont magnifiques. On traverse Villaroger, on rejoint Les Arcs, on passe par des secteurs d’alpages et de forêt avant de revenir par la voie verte. C’est une vraie immersion dans la Haute Tarentaise. »
Le gravel, le nouveau phénomène du vélo
Si l’Alpine Gravel voit le jour aujourd’hui, c’est aussi parce que la discipline connaît un essor spectaculaire depuis plusieurs années. À mi-chemin entre le vélo de route et le VTT, le gravel permet d’emprunter aussi bien des pistes forestières que des chemins agricoles ou des petites routes peu fréquentées.

Pour Loïc Péché, la comparaison avec la course à pied est évidente. « Le gravel, c’est un peu l’équivalent du trail. On recherche davantage la nature, les grands espaces et l’aventure que la performance pure. Les gens veulent sortir de la route, découvrir des endroits qu’ils n’auraient jamais vus autrement. »
Cette approche séduit un public de plus en plus large. Les compétiteurs y trouvent de nouveaux défis physiques tandis que les pratiquants loisirs apprécient la liberté qu’offre ce vélo capable de rouler presque partout.
Une vitrine pour la Haute Tarentaise
Derrière cette première édition se cache également une ambition touristique. Soutenue par la Communauté de communes de Haute Tarentaise, l’épreuve doit permettre de mettre en lumière le potentiel du territoire pour cette pratique en pleine croissance.
L’idée dépasse largement le cadre d’un simple événement sportif. À terme, la Haute Tarentaise souhaite développer un véritable réseau d’itinéraires gravel permanents, accessibles aussi bien aux habitants qu’aux vacanciers.
« L’objectif est de proposer des parcours identifiés et structurés, un peu comme cela existe déjà pour la randonnée » souligne l’organisateur. « Les gens pourront venir avec leur vélo, télécharger une trace GPS et partir découvrir le territoire à leur rythme. »
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Une philosophie qui correspond parfaitement à l’évolution actuelle du tourisme de montagne, où l’expérience, l’itinérance douce et la découverte des paysages prennent une place de plus en plus importante.
À deux mois de l’échéance, les inscriptions restent ouvertes et les organisateurs espèrent accueillir environ 200 participants. Pour cette première, l’ambition n’est pas de battre des records de fréquentation mais de poser les bases d’un rendez-vous durable.
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Les inscriptions sont encore ouvertes. Pour prendre part à l’épreuve, c’est ici.
