{"id":97965,"date":"2026-07-06T22:32:28","date_gmt":"2026-07-06T20:32:28","guid":{"rendered":"https:\/\/petit-montagnard.fr\/?p=97965"},"modified":"2026-07-06T22:38:41","modified_gmt":"2026-07-06T20:38:41","slug":"une-halte-gourmande-et-un-nid-douillet-en-haute-tarentaise-la-gerante-de-lhospice-du-petit-saint-bernard-nous-a-ouvert-ses-portes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/petit-montagnard.fr\/en\/une-halte-gourmande-et-un-nid-douillet-en-haute-tarentaise-la-gerante-de-lhospice-du-petit-saint-bernard-nous-a-ouvert-ses-portes\/","title":{"rendered":"\u00abA gourmet stop-off and a cosy retreat\u00bb: in the Haute Tarentaise, the manager of the Hospice du Petit Saint-Bernard welcomed us through her doors"},"content":{"rendered":"
Au sommet du Col du Petit Saint-Bernard, \u00e0 la fronti\u00e8re de la France et de l’Italie, sur un col travers\u00e9 par l’homme depuis la pr\u00e9histoire, un grand b\u00e2timent de pierre veille sur les voyageurs depuis pr\u00e8s de mille ans. L’Hospice du Petit-Saint-Bernard <\/a>(Haute Tarentaise<\/a>), longtemps ruin\u00e9 puis ressuscit\u00e9, a rouvert ses portes ce 1er juin pour la saison estivale. <\/strong><\/p>\n\n\n\n Aux commandes depuis six ans, Sophie Bornet y perp\u00e9tue une tradition d’accueil s\u00e9culaire, dans un esprit r\u00e9solument familial. \u00ab Ce qui est int\u00e9ressant, c’est que \u00e7a regroupe plusieurs de mes passions : la montagne, la cuisine, les rencontres \u00bb <\/em>confie-t-elle dans Le Petit Montagnard<\/a>. <\/p>\n\n\n\n Rien ne pr\u00e9destinait vraiment cette passionn\u00e9e \u00e0 r\u00e9gner sur un col \u00e0 2 188 m\u00e8tres d’altitude. Form\u00e9e d’abord au milieu agricole, Sophie Bornet a \u00e9t\u00e9 fromag\u00e8re dans une grande ferme d’Is\u00e8re, en Chartreuse, puis conseill\u00e8re technique pour le Beaufort, avant de se lancer \u00e0 son compte. <\/p>\n\n\n\n \u00ab Dans le milieu agricole, c’\u00e9tait compliqu\u00e9. Alors j’ai achet\u00e9 un petit local, je l’ai transform\u00e9 en restaurant et je me suis autoproclam\u00e9e chef \u00bb<\/em> sourit-elle. Ce sera Le Monde de Sophie<\/em>, une vingtaine de couverts \u00e0 Aime-la-Plagne, qu’elle tiendra six ans avant d’aller se perfectionner aupr\u00e8s d’autres chefs. <\/p>\n\n\n\n Puis vient la proposition qui change tout. \u00ab Les amis du Petit-Saint-Bernard, qui g\u00e9raient le b\u00e2timent \u00e0 l’\u00e9poque, m’ont demand\u00e9 si \u00e7a m’int\u00e9ressait de venir comme g\u00e9rante. Je ne connaissais pas les lieux, j’ai pris les cl\u00e9s, je suis mont\u00e9e. \u00bb <\/em>Six ans plus tard, elle y est toujours.<\/p>\n\n\n\n Dans les assiettes, Sophie Bornet cultive son attachement aux bons produits, h\u00e9ritage de ses racines agricoles. La carte, volontairement resserr\u00e9e, fait la part belle aux deux versants du col : les fameuses \u00ab assiettes du col \u00bb<\/em> r\u00e9unissent charcuteries de Savoie et du Val d’Aoste, clin d’\u0153il gourmand \u00e0 cette position frontali\u00e8re unique. <\/p>\n\n\n\n Le midi, place \u00e0 une cuisine g\u00e9n\u00e9reuse nourrie des producteurs de Tarentaise et de la vall\u00e9e d’Aoste. Mais c’est dans son menu signature que la cheffe se raconte vraiment. \u00ab C’est 100 % de la cr\u00e9ation, suivant les produits que je trouve sur les march\u00e9s et suivant mes envies \u00bb <\/em>she explains. <\/p>\n\n\n\n Au menu r\u00e9cemment : un gaspacho et sa focaccia, ou encore une \u00e9paule de porc de pays cuite toute la nuit \u00e0 80 degr\u00e9s, travaill\u00e9e \u00e0 l’asiatique et enroul\u00e9e dans une feuille de brick pour le croustillant, accompagn\u00e9e d’un riz au s\u00e9same, badiane et cannelle et d’une pur\u00e9e de carottes \u00e0 la fleur d’oranger. \u00ab J’aime m’amuser, j’aime cr\u00e9er. Ici, tout est possible. \u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n Si le b\u00e2timent est immense, l’\u00e9tablissement, lui, reste intime : six chambres, dont un dortoir, pour trente lits au total. Un format que Sophie Bornet revendique. \u00ab Je m’y sens bien parce que c’est petit et que je reste en contact avec mes clients \u00bb<\/em> glisse-t-elle. Et quels clients ! \u00ab Je n’ai jamais vu un \u00e9tablissement qui accueille autant de client\u00e8les diff\u00e9rentes. \u00bb <\/em><\/p>\n\n\n\n Randonneurs de passage, familles qui privatisent le g\u00eete pour une cousinade, groupes en s\u00e9minaire, \u00e9lus venus se r\u00e9unir dans la salle europ\u00e9enne (le b\u00e2timent appartient aujourd’hui conjointement au Val d’Aoste et \u00e0 la Savoie) et voyageurs venus du monde entier s’y c\u00f4toient, comme un \u00e9cho contemporain \u00e0 la vocation premi\u00e8re des lieux.<\/p>\n\n\n\n Car depuis l’\u00e9poque de l’abb\u00e9 Chanoux, \u00ab l’ange de la montagne \u00bb<\/em> qui assura ici l’hospitalit\u00e9 un demi-si\u00e8cle durant, l’esprit n’a pas chang\u00e9 : offrir le g\u00eete et le couvert \u00e0 qui passe le col. Une philosophie que Sophie Bornet esp\u00e8re voir perdurer, alors qu’un projet de r\u00e9novation est \u00e0 l’\u00e9tude. <\/p>\n\n\n\n \u00ab Le c\u00f4t\u00e9 familial et convivial doit rester. Il ne faut pas faire comme la plupart des \u00e9tablissements en se tournant vers le luxe. Ce serait plus fid\u00e8le au sens qui \u00e9tait celui de la construction de ce b\u00e2timent. \u00bb <\/em>Et de conclure, avec l’humilit\u00e9 de ceux qui savent la montagne plus grande qu’eux. \u00ab Moi, je ne suis que de passage. Le projet n’est pas pour moi, il est pour le b\u00e2timent et pour les voyageurs. \u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n Find out more :<\/strong><\/p>\n\n\n\n Au sommet du Col du Petit Saint-Bernard, \u00e0 la fronti\u00e8re de la France et de l’Italie, sur un col travers\u00e9 par l’homme depuis la pr\u00e9histoire, un grand b\u00e2timent de pierre veille sur les voyageurs depuis pr\u00e8s de mille ans. L’Hospice du Petit-Saint-Bernard (Haute Tarentaise), longtemps ruin\u00e9 puis ressuscit\u00e9, a rouvert ses portes ce 1er juin<\/p>","protected":false},"author":7,"featured_media":97971,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[65,327,254,572,581],"class_list":["post-97965","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-bons-plans","tag-a-la-une","tag-alpes-du-nord","tag-bons-plans","tag-haute-tarentaise","tag-haute-tarentaise-2026"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/petit-montagnard.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/97965","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/petit-montagnard.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/petit-montagnard.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/petit-montagnard.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/petit-montagnard.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=97965"}],"version-history":[{"count":13,"href":"https:\/\/petit-montagnard.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/97965\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":97996,"href":"https:\/\/petit-montagnard.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/97965\/revisions\/97996"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/petit-montagnard.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=97965"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/petit-montagnard.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=97965"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/petit-montagnard.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=97965"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}D’une ferme de Chartreuse au toit des Alpes<\/h2>\n\n\n\n
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<\/figure>\n\n\n\nUne cuisine maison entre deux pays<\/h2>\n\n\n\n
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<\/figure>\n\n\n\nUn refuge \u00e0 taille humaine, ouvert au monde entier<\/h2>\n\n\n\n
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